Il me fallut bien quelques minutes pour que je cesse de pleurer. Quelques minutes pour que je remarque que la place à coter de moi était occuper. Ce qui m'étonna fort beaucoup, car le car était presque vide. Donc je regardais mon voisin de siège, ou plutôt devrais-je dire voisine. Elle était grande, fine. Pas une de ces bimbos à fortes poitrines, non, elle avait des formes élégantes, des cheveux légèrement en bataille et des yeux grands et gris. Elle était parfaite.
Un fort sentiment de jalousie me pris.
Elle tourna a tête vers moi, et me souris.
Mais que me voulait elle bon sang. Je ne l'avais jamais vue, elle déboule comme ça. Et elle me souris. Une folle.
Bizarrement, comme ci qu'elle m'avait entendue, elle se leva et pris son sac. Pendant qu'elle se dirigeais vers la sortie, je compris que je me faisais des histoires, on venait juste d'arriver au lycée, donc elle descendait, elle n'avait rien entendue de ce que j'avais penser. Quelle imagination débordante j'ai quand je veux.
En sortant du bus, le vertige du matin me repris. Paniquée, j'allais au toilettes me passer un coups d'eau sur le visage. Au mauvais moment. Au toilettes, à cette heure là, c'est remaquillage, recoiffage et « Oh, Brice m'as regarder ce matin » des Paris Hilton du Lycée. Je me faufilais jusqu'à des toilettes, et m'enfermais dedans, le temps que ça se vide.
J'écoutais leur conversations lorsqu'une m'intéressa :
- Léo, le mec que Paola kiff, et bien hier, il m'a fait un clin d'oeil !
- Nan, serieux ? Le mec qui est trop sexy ?!
Discussion de blonde, on ne peut pas douter là-dessus pensais-je ironiquement.
- Ouais. Tu sais, celui qui est sorti avec Alice.
- La droguée ?
- Ouais.
Mais comment tout le monde savait que je me droguais ?
Je m'assis contre le mur, un goût amer dans la bouche. Oui, cette journée était différente. La pièce se vidais petit à petit. Quand la pièce fut vide je sortis. Et là, surprise :
La blonde du car était là, à pleurer, assise presque sous le lavabo.
Je me penchais, la pris dans mes bras. Je la berça cinq bonnes minutes le temps qu'elle se calme. A la fin. Elle partit en courant laissant un papier derrière elle :
Claire. Tout est fini. Tu n'es plus rien pour moi.
Mon c½ur se serra. J'étais passé par là. Je savais comme sa faisais mal. Je me regardais dans le miroir, j'étais tombée si bas. Avant, j'étais belle fille, maintenant j'étais une droguée sans cervelle. Oui ce surnom m'allait bien. Je remis mes cheveux en ordre rapidement, enleva le maquillage qui avait coulé et réajusta mon haut. Je ressemblais déjà plus à quelque chose.
Je sortis au moment ou ça sonnait le début des cours. Je me dirigeais en Français sans grande enthousiasme.
Dans la salle, je passais devant tout le monde pour aller m'assoir au fond, seule. Et c'est en regardant tout le monde que je remarqua, que Claire, était dans ma classe. Je n'était même pas au courant. Elle plongea son regards dans le moins, je ne vis aucune tristesse dans ses yeux, comment était ce possible ? Il y encore dix minutes elle pleurait tout ce qu'elle avait en elle, et là, plus rien. Ce détails flagrant me choqua, et je fus prise de frissons.
En m'asseyant, je soutenais son regards jusqu'à ce que je me lasse, et que je détourne le regards. Le cours commença mais je ne le suivait pas, trop occuper à réfléchir sur tout ce que je venais de voir.
Premièrement, cette fille que je n'avais jamais vue qui apparaît du jour au lendemain.
Deuxièmement, le changement de comportement de celle ci.
Troisièmement, les vertiges que j'avais depuis le matin.
Quatrièmement, Comment tout le monde était au courant que je me droguais ?
Tout les événement de ce matin me perturbais.
Je jetais un coup d'½il à Claire. Elle me regardais. Ces yeux gris, me dévisageait. J'avais cette impression folle qu'en me regardant, elle apprenait tout de moi, qu'elle lisait en moi.
Je me levais, sous le regards incrédule du professeur.
- Monsieur, je ne me sent pas bien, pourrais-je sortir deux minutes ?
- Oui vas y.
Je sortis de la salle rapidement. Dehors, je m'assis par terre, je respirait lentement. J'avais peur. Très peur. La sensation que j'ai eu quand elle me regardait, ces yeux m'ont retourné le c½ur.
Je sentais mon c½ur battre à une vitesse hallucinante. Je m'allongeais doucement par terre. Je sombrais dans un sommeil.
J'ouvris les yeux. Je ne savais plus ou j'étais. J'observe la pièce, en me rappelant que c'est l'infirmerie du lycée. Je vois l'infirmière allez droit vers moi. Et en arrivant devant moi, me dit :
- Alice, Tu te sens mieux ?
- Euh.. Oui oui. Je vais retourner en français maintenant.
- Alice, il n'est plus 8h, il est 12h.
- QUOI ?..
- Oui, tu avait besoin de te reposer, Claire t'as amener ici, sous l'ordre de ton prof ver les 9h.
- Claire ?
- Oui, tu sais, l'adorable fille blonde qui est dans ta classe, elle est arriver cette année..
- Ah oui, Claire.
Je souris, ou du moins j'essayais. Claire, elle était donc arriver en début d'année. Je n'en avait aucun souvenirs.
Je sortis de la pièce sous les recommandations de l'infirmière. Me dirigeant vers le réfectoire, je croisais Juliette, qui ne pris même pas la peine de me regarder, quand je pense qu'il y a deux jours, elle était tout pour moi... Je n'y comprenais plus rien.